Mer et terre .. quelques pistes régionales

Mer et terre .. quelques pistes régionales

« Les conséquences du réchauffement climatique » tel est le thème de la Fête de la science 2022 : parmi ces conséquences l’élévation du niveau océanique, en moyenne  23 cm depuis 1880 et 30 cm d’ici 2050. Cela entraîne globalement un recul du trait de côte, un recul de la terre face à la mer. L’élévation et ce recul, très inégaux, sont aggravés localement par les courants marins et  les effets météorologiques (dépressions, tempêtes..). Deux questions notamment seront abordées lors de la rencontre-débat du mardi 11 octobre 2022 à Gravelines : les risques d’érosion et de submersion et les menaces sur la zone des wateringues.

 Face aux risques d’érosion et de submersion

La tempête Xynthia de février 2010 en Vendée a fait 47 morts parmi les habitants d’un lotissement en bord de mer. Comment réagissent les populations et  les communes concernées de la Côte d’opale face au risque de submersion ?

Wissant, au premier plan au centre et à droite la dune boisée, attaquée par l’érosion marine, à gauche la jetée de protection et les épis sur la plage, destinés à amortir les tempêtes et à retenir le sable à marée descendante ; au second plan de gauche à droite la jetée promenade, la ville et le camping construits sur la dune, et une trace des anciens marais maritimes.
Wissant : la jetée promenade et l’enrochement récent

Les polders de Flandre maritime sont-ils menacés ?

Depuis le 12° siècle le but des wateringues a été l’assèchement de terres agricoles gagnées sur la mer, et donc l’évacuation de l’eau douce (par gravité à marée basse, par pompage si nécessaire à marée haute) et la protection contre le retour de la mer (fixation des dunes, barrages..). Ces objectifs semblent atteints : la dernière submersion date de 1953, la dernière inondation de 1970.

La « mer » des Moeres, carte de 1756
Barrage Texier, dans l’exutoire des wateringues à Dunkerque

Mais depuis cinquante ans au moins la population a augmenté, de nouveaux usages du territoire et des eaux se sont développés : navigations, irrigation, urbanisation, eau potable, eau industrielle, usages récréatifs, paysagers, maintien d’une biodiversité, etc. Comment tenir compte de l’élévation du niveau de la mer, des sécheresses probables, des interactions entre eaux douces et eaux marines (y compris souterraines) ? Comment  arbitrer entre les différents usages, arbitrages à assumer par les multiples autorités chargées des eaux, de l’assainissement, de la prévention des risques  et de l’aménagement du territoire ?

Pour aller plus loin :  

bien sûr d’abord Wikipedia, et

Deux sites : www.institution-wateringues.fr  

Deux vidéos : GIEC 2022   5 mn https://www.youtube.com/watch?v=IeeHU87SRyE

        Wateringues 2014 19 mn https://www.youtube.com/watch?v=o4F0gB71ijA

Deux articles :

Longuepée J. et Petit O. (2007) Les interactions entre eau douce et eau marine: étude des risques potentiels et modalités de gestion.

Université du littoral côte d’opale (2020) https://www.researchgate.net/project/Quel-littoral-dans-cinquante-ans-Co-construction-de-strategies-dadaptation-au-changement-climatique-en-Cote-d’opale

jdescamps

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